Comment surmonter l’éco-anxiété ?

Pour commencer, qu’est ce que l’éco-anxiété ?

On peut la définir comme étant un trouble, une angoisse face aux modifications climatiques et leurs conséquences sur la planète.

Pour l’instant, cette détresse psychologique est peu reconnue en Europe, alors qu’aux USA, une nouvelle discipline médicale a été créée : « l’éco-psychologie ».

L’éco-anxiété peut se manifester de différentes façons : insomnies, réveils nocturnes, angoisses, déprime, grande tristesse, perte d’appétit… 

Heureusement, il est possible de sortir de cet état d’angoisse. Je vous en partage 6; mais il en existe plein d’autres !

1 – Limiter les réseaux sociaux et les médias alarmistes

Est ce que vous aussi, il vous arrive de naviguer sur youtube et d’être attiré(e) par des vidéos pas très réjouissantes sur le climat, alors que vous savez très bien que allez vous sentir déprimé(e) juste après ?

Moi cela m’arrive encore quelquefois ! Heureusement, j’ai pris conscience que cela me faisait plus de mal que de bien et qu’il était grand temps de changer.

Changer oui mais comment ?

Déjà, on peut commencer par se tourner vers des livres, blogs, chaînes youtube, optimistes & drôles (c’est encore mieux); et justement, j’en ai sélectionné quelques uns pour vous : 

  • Deux livres : « Comment rester écolo sans finir dépressif », par Laure Noualhat, et « Tout le monde ne raffole pas des brocolis », par Camille Choplin.
  • Deux chaines youtube : Professeur Feuillage et de Nicolas Meyrieux, vidéos décalées et instructives, j’adore.
  • Un blog : Manon Woodstock, attention, humour ultra décalé !

2 – Prendre du temps pour soi

Et si, vous vous détendiez un peu ? à l’aide d’exercices de méditation, de sophrologie, ou toute autre activité qui calme votre esprit.

Je pense notamment à la chaine youtube Echappées Bien-être et ses enregistrements audios pour pratiquer la méditation mais aussi Somnifère, le podcast pour lâcher prise.

Se recentrer sur soi, par la pratique d’un sport ou toute activité qui vous mette de bonne humeur et vous vide la tête est essentiel pour avancer.

Autre manière de se faire du bien et de penser à autre chose : la pratique de la thérapie par l’écriture. Prenez un carnet, un cahier, un bloc-note, bref, choisissez ce ce que vous avez chez vous, et exprimez vous, sans vous juger. 

En résumé, tentez puis adoptez une activité qui vous parle et qui est possible de mettre en place dans votre quotidien.

3- Etre au contact de la nature

Se balader en forêt, dans un parc et observer/écouter ce qui nous entoure, cela fait un bien fou au moral.

Mais pourquoi donc ? Parce qu’on est dans le moment présent, on s’oxygène et tout à coup, tous nos sens sont en éveil.

Utilisons donc nos 5 sens et relions nous à ce qui nous entoure, en mettant de côté nos précieux téléphones.

Si vous êtes quelqu’un de plutôt manuel et que vous adorez apprendre au contact d’amoureux de la nature, alors une immersion dans un écolieu vous plaira surement.

Pendant plusieurs jours, vous allez :

  • rencontrer des personnes sensibles à la préservation de l’environnement,
  • découvrir leurs savoirs et leurs savoirs-faire,
  • apprendre le langage de la nature,
  • participer à des ateliers, et bien plus encore !

Voici un annuaire où sont répertoriés tous les écolieux en France par département : https://toitsalternatifs.fr/ils-ont-saute-le-pas/vie-alternative-annuaire-ecolieux-ecovillages-ecohameaux-france/

Pour savoir ce qu’il est possible de faire dans un endroit pareil, allez faire un tour sur la chaine youtube de Pierre Chevelle et regarder la vidéo « j’ai vécu 5 jours dans un Ecolieu » (les explications commencent à partir de 2:27).

4 – Etre indulgent(e) envers les autres…même si des fois c’est difficile…

Devant l’urgence climatique, peut être que vous ressentez le besoin d’être partout et de ne pas faire assez bien, pas assez vite (comme je vous comprends…).

Et puis en plus, cela se répercute sur la relation que vous avez avec vos proches : reproches, incompréhensions, colère…

Malheureusement, nous ne pouvons pas attendre des autres qu’ils soient autant inquiets que nous et qu’ils agissent activement pour sauver la planète, car passer à l’action demande :

1- De dépenser de l’énergie,

2- Du courage pour sortir de sa zone de confort,

3 – Du temps et parfois des moyens,

4 – D’être conscient(e) de l’urgence.

5 – Rencontrer des personnes qui nous ressemblent

Après avoir changé d’état d’esprit envers les non écolos, il est temps de passer à l’action.

C’est aussi un moyen de calmer son éco-anxiété car:

  1. On affronte le problème
  2. On se donne les moyens pour le résoudre, plutôt que de le subir.

C’est pourquoi, participez à des conférences, des festivals, des ateliers ou tout autre évènement en lien avec l’écologie.

Objectif : rencontrer des écolos sensibles et engagés.

Enfin, pourquoi ne pas proposer son aide, donner de son temps, à une association ?

Le réseau action climat regroupe pas moins de 22 associations nationales et 10 locales & régionales.

Vous en trouverez forcément une de chouette et auprès de laquelle vous aurez envie de vous engager.

En marche donc !

6 – Se faire aider

L’éco-anxiété peut parfois arriver à un stade où la vie devient très compliquée.

Je vous conseille de ne surtout pas baisser les bras et de rester seul(e) avec vos angoisses.

D’ailleurs, est ce que vous connaissez le groupe de soutien facebook Transition écologique et éco-anxiété ?

Cela peut valoir le coup d’aller jeter un oeil; en plus, c’est gratuit 😉

Sinon, aller voir un professionnel (un psychologue par exemple) et vider son sac peut s’avérer nécessaire pour sortir durablement de cet état d’éco-anxiété.

Crise du covid oblige, les thérapies sont maintenant possibles à distance, en teleconsultation. Quand on n’a pas ou peu de transport en commun pour se déplacer, une consultation en visio est une chance.

J’espère de tout coeur que ces conseils vous aideront à surmonter votre éco-anxiété.

Vous voulez rajouter quelque chose ? l’espace commentaire est là pour ça ! A tout de suite !

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